LA SONIDEP VUE PAR LA PRESSE
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 le sahel  N° 7859 du lundi 18 janvier 2010

 

 Lundi, 18 Janvier 2010 écrit par Mahaman Bako

 

Cérémonie de remise de don : la SONIDEP met une ambulance médicalisée d'une valeur de 38 millions de FCFA à la disposition de l'Hôpital national de Zinder

La Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP), dont la vocation est d'assurer l'approvisionnement des produits pétroliers dans notre pays, met également son action au service de l'amélioration des conditions de vie des populations rurales dans d'autres domaines importants que ceux de l'éducation et de la santé.

C'est dans cette optique que, vendredi dernier, la SONIDEP a une fois encore fait preuve de cet élan de cœur en remettant une ambulance 4x4 médicalisée, d'une valeur de 38 millions de FCFA, au profit de l'Hôpital National de Zinder.

La cérémonie de remise de ce véhicule flambant neuf s'est déroulée à la zone industrielle de Niamey en présence notamment du PCA et du D.G de la SONIDEP, respectivement Pr Sékou Hamani et M. Amadou Dioffo ainsi que du représentant du ministère de la Santé Publique et le directeur de l'Hôpital de Zinder, Dr Bashir Sabo.

En remettant les clés du véhicule à M. Halilou Malan Manzo, D.G des ressources humaines et représentant du Ministère de la Santé Publique, le Professeur Sékou Hamani a indiqué que ce matériel roulant aidera l'Hôpital national de Zinder à faire face aux problèmes de transport et d'évacuations des cas d'urgence. C'est là a-t-il dit le premier geste citoyen de l'année de la SONIDEP qui en a fait d'autres là où c'est nécessaire et qui continuera " parce que notre pays est vaste et les besoins sont immenses ", a dit Pr Sékou Hamani, qui a accompagné ce geste par la remise d'une attestation de la carte grise provisoire du véhicule ainsi que d'une enveloppe de 200.000 FCFA de carburant pour acheminer le véhicule à sa destination, à 900 km de Niamey.

En réponse à ce geste, le représentant du Ministère de la Santé Publique, M. Halilou Malan Manzo, a adressé à la partie donatrice les remerciements de Mme la ministre de la Santé empêchée. Il a salué ce geste comme l'expression de l'estime et la considération de la SONIDEP à l'égard des populations du Niger en général et de Zinder en particulier car la SONIDEP avait récemment construit une classe scolaire dans la commune rurale de Mallawa (Zinder) d'une valeur de 19.367.781 FCFA pour aider aux efforts de la scolarisation rurale.

" Ce don d'une ambulance à l'Hopital National Zinder, dira M. Halilou Malan Manzo, servira sans nulle doute à sauver beaucoup de vies humaines et contribuera de ce fait à l'amélioration de la santé des populations notamment de la mère et de l'enfant à laquelle le Plan de Développement Sanitaire (PDS) accorde une place de choix ". M. Halilou M. Manzo a formulé le souhait que d'autres bonnes volontés se manifesteront pour aussi apporter leur contribution dans le domaine sanitaire notamment pour étoffer le parc d'ambulances à l'échelle nationale et rejoindre et appuyer les efforts du Programme spécial du Président de la République qui s'est illustré par la dotation des services sanitaires nationaux de 60 ambulances.

Rappelons que ce geste de la SONIDEP vient rejoindre d'autres dons et réalisations d'infrastructures communautaires dans les régions d'Agadez, Diffa, Zinder, Tahoua, Tillabéri et dans la Communauté Urbaine de Niamey dans les domaines de l'éducation, la santé, l'hydraulique villageoise. Ces œuvres de la SONIDEP au cours de 2007 ; 2008 et 2009 se chiffrent à un total de 183 millions 419 milles 327 FCFA.

 

 

 

 

 

 

Le journal Energie pour tous
N° 006 du 06 Août 2007

ENERGIE


La fraude des hydrocarbures est-elle une négation pour l'Etat?




" Ce n'est pas facile de lutter contre la fraude à Dogondoucthi, car ici, c'est l'Etat qui l'encourage ... ", se sont écriés à l'unisson des élèves face à leur enseignent, au vue de l'affiche qui porte une activité nationale sur les dangers de la fraude des hydrocarbures, menées par le Collectif pour la défense du Droit à l'énergie (CODDAE). Le slogan " combattons ensemble la fraude des hydrocarbures" qui y était inscrit, a fait réagir plus d'un. Certes, au vue de la démission de l'Etat, certains Nigériens trouvent la lutte contre la fraude des hydrocarbures du reste irréaliste et hors de propos. En fait, une telle réaction, dans une zone surpeuplée comme Dogondoucthi, avec des besoins importants en hydrocarbures, proche de la frontière avec la Nigeria, où il n'y a qu'une seule station d'essence, témoigne non pas de ce qu'on peut appeler une mentalité mais du réalisme tout court même si ce réalisme tranche avec les lois et règlements de la République, mais nécessité ne vaut-elle pas une loi? Ici, la nécessité, on en fait une règle de conduite. A Dogondoutchi, tout le monde s'interroge, mais combien sont-ils les fraudeurs ? Des centaines ou des milliers à vivre et à faire vivre leurs familles à travers l'activité frauduleuse des hydrocarbures à la barbe des autorités et des services de répression de la fraude. Nul ne maitrise exactement le chiffre. Pour le savoir, et en vue d'une éventuelle fiscalisation des fraudeurs, le centre des impôts de Dogondoucthi a entrepris un recensement exhaustif de ceux qui s'adonnent à cette activité. Cela s'appelle démission de l'Etat ou refus de l'exercice de la souveraineté et de l'application des lois? Comment peut-on imaginer cela, car fiscaliser un fraudeur, c'est légaliser son activité: telle est la grande sagesse de nos dirigeants et services à ce sujet. Le grand Lénine ne disait- il pas que l'argent n'est pas réactionnaire? Mais, ne condamnons pas avec précipitation. Selon le receveur des impôts de Dogondoutchi, Adamou Gagéré, ces fraudeurs, bien que menant une activité informelle et illégale, sont imposables. Ils sont astreints à ce qu'on appelle la patente synthétique composé de trois impôts: la patente en tant que telle, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l'impôt forfaitaire sur le bénéfice (IFS). La plus petite taxation varie de 200.000 à 300.000 F CFA. Le but de cette taxation, est de permettre à l'Etat de renflouer ses caisses, afin de décourager les fraudeurs. A la longue, espère-t-on, ils vont laisser tomber cette activité où il y a plus de perte que de gain. Mais, cela n'est pas évident. Car les maigres étals des produits fraudés, visibles partout et parfois en face ou à coté des services de répression de la fraude, ne sont que la partie visible d'une camorra. Mais, au lieu de fiscaliser la fraude des hydrocarbures, ne faudrait-il pas tout simplement la combattre énergiquement comme le prévoient les lois de la République? La fraude n'est pas seulement une activité informelle, mais aussi illégale et injuste. Il est inconcevable qu'au sein de l'Etat, que des citoyens s'adonnent allègrement à des activités frauduleuses et bâtissent des empires financiers avec de l'argent sale. Pendant que d'autres citoyens honnêtes et intègres, soucieux des lois et règlements, ont du mal à joindre les deux bouts. Comme l'a maintes fois répété, le Directeur Général de la SONIDEP, M. Amadou Diofo, la fraude doit être combattue dans tous les secteurs et dans tous ses retranchements. Car, permettre à des citoyens de frauder est un signe d'injustice, parce que refuser d'appliquer les lois que le président de M. Amadou Dioffo, DG SONIDEP la République et le Premier Ministre ont juré de faire appliquer dans leur serment, est inacceptable. Il faut toujours se rappeler que l'injustice, est un lit de la violence. Alors, que faire pour enrayer la fraude des hydrocarbures dans les zones où il n'y a pas de station ou pas assez? Nécessairement, une réflexion s'impose, dans l'immédiat, l'on peut organiser les fraudeurs en détenteurs de dépôts colis ou groupements d'intérêt général. Il s'agit pour les particuliers d'adresser une demande d'autorisation. Au lieu de se pencher là dessus, tout le monde laisse faire et il est écœurant que les gens ne trouvent pas cette activité scandaleuse et anti républicaine. L'Etat, c'est l'ensemble des individus soumis à la même loi et à la même autorité politique. Quand certains peuvent tricher ouvertement et impunément avec les lois, il n'y a point d'état.

Yacouba Seidou Maiga
Dogondoutchi


 

 

 

 

 

 

 

Le Republicain du 30 janvier au 06 février 2007

A la Sonidep. Un chiffre d’affaires en nette progression

Pour commémorer les 30 ans de la création de la société nigérienne des produits pétroliers (Sonidep), ses responsables ont convié les journalistes à un déjeuner de presse, le 20 janvier dernier, au Grand Hôtel de Niamey. L’occasion pour le directeur général Amadou Dioffo et le staff de l’entreprise de faire un passage en revue du bilan et des perspectives envisagées.
On retiendra principalement que la Sonidep, qui est une garantie pour la sécurité énergétique de notre pays, enclavé et non producteur de pétrole, a des années durant connu la précarité. Au point où en 1998, les autorités ont fini par choisir l’option de la liquidation de cette entreprise, à travers une privatisation qui ne l’était que de nom. Selon les responsables de la Sonidep, c’est à partir de 1991 que l’entreprise a commencé à connaître des difficultés, en raison de plusieurs facteurs dont l’instabilité des prix des hydrocarbures sur le marché international, le phénomène récurrent de la fraude…Toutes contraintes qui ont lourdement pesé sur la santé financière de l’entreprise et sa crédibilité auprès de ses partenaires extérieurs: dettes commerciales et financières devenues insupportables, des comptes alourdis par des actifs non clarifiés, un effectif pléthorique qui ne correspondait pas au niveau d’activités de la société, un positionnement commercial menacé, une trésorerie négative, une perte de confiance des partenaires…La société était désespérément promise à la liquidation. Moins de 5 ans après, la société est sortie du creux de la vague. Quelle est l’origine de ce « miracle » ? Amadou Dioffo explique qu’il leur a fallu, lui et son équipe, à partir de 1999, date de sa nomination à la tête de la Sonidep, mettre en chantier un ensemble de mesures novatrices, qui tenaient compte des forces et faiblesses de l’entreprise d’une part, des menaces et opportunités de l’environnement d’autre part. Ces stratégies ont mis l’accent à la fois sur l’assainissement comptable et financier, la motivation du personnel et l’option d’un management participatif, et la modernisation des outils de gestion et de production. Les responsables de la Sonidep ont aujourd’hui toutes les raisons de se réjouir, car non seulement leurs mesures mises en oeuvre leur ont permis de faire retrouver à la Sonidep des comptes sains, une trésorerie excédentaire, un personnel qui a retrouvé le goût du travail bien fait, la confiance de leurs partenaires.
Les chiffres sont parlants: un chiffre d’affaires de 84.692.000.000 FCFA en 2006 contre 36.270.000.000 FCFA en 1998; quelque 9 milliards de valeur ajoutée en 2006 contre 4 en 1999; une marge brute de près de 25 milliards en 2006 contre 16 milliards en 1998; un bénéfice net de 2 milliards en 2006 contre 91 millions en 1998. Les responsables disent avec fierté que leur société fait partie des 300 plus grandes entreprises africaines. Ce faisant ils ont prouvé qu’il est possible de parvenir à la performance autrement. En perspectives, la Sonidep envisage le renforcement de ses capacités de stockage, avec notamment la création des dépôts à Tahoua, sa participation à l’exploration et la production du pétrole nigérien. La lutte contre la fraude est un autre défi à relever. Amadou Dioffo et son staff comptent engager des réflexions pour connaître les déterminants de la fraude et les moyens d’y faire face. Y compris en appuyant la reconversion professionnelle des fraudeurs.
O. Keïta

© Copyright Le Republicain (Nig)

 

 

samedi 12 novembre 2005

Libération-Niger

 

Hebdomadaire nigérien indépendant d'information et d'opinion

Situation des ventes des dépôts SONIDEP. Le secteur pétrolier miné par la fraude. Complicité et couverture à bannir

   Selon M. Amadou DIOFFO, Directeur général de la société nigérienne des produits pétroliers, SONIDEP, interrogé par l'hebdo " Sahel Dimanche " les dépôts SONIDEP d'Agadez, de Maradi, de Zinder, de Diffa, et de Dosso contribuent très peu à la production de la Sonidep. Celui de Sorey (Niamey) à lui tout seul représente 64,64% de taux de réalisation. L'explication est connu de tous : c'est le phénomène de la fraude. En effet, dans ces 5 régions, très peu d'automobilistes se servent à la pompe. Ils préfèrent le carburant fraudé, à bon marché, en provenance de Nigéria, de l'Algérie et de la Libye. Cette fraude se fait à l'aide de véhicules de transport de marchandises et même de personnes. Ces véhicules sont tous équi-pés de réservoirs supplémentaires. A Maradi par exemple, selon M. Dioffo, 65 véhicules en moyenne sortent (direction Nigéria) chaque jour avec chacun un réservoir sup-plémentaire d'une capacité de 1000litres. Si chacun ramenait du produit, la quantité ainsi introduite serait d'au moins 65.000 litres par jour.

Conséquences : des manques à gagner en droit de douane, des pertes en recettes fiscales de l'or

dre de 5,5 milliards. Si des mesures énergiques sont prises, la contribution du secteur pétrolier au budget de l'Etat peut atteindre les 30 milliards contre moins de 20 milliards aujourd'hui estime le DG de la SONIDEP. Signalons que malgré cette épine, la SONIDEP se porte de mieux en mieux. Son chiffre d'affaires qui était de 36 milliards en 1998 a dépassé les 64 milliards l'an dernier ; le bénéfice net après im-pôt passe de 163 millions à 1,3 milliard et la contribution au budget de l'Etat estimée à 8,8 milliards en 1998 atteint, en 2004, les 18 milliards.

Rappelons aussi que la Sonidep a réglé depuis longtemps toutes les factures des fournisseurs en souffrance et assure aujourd'hui le rè-glement dans les délais de tous ses fournisseurs.

La trésorerie de SONIDEP est donc positive.

 

FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

Interview de M. Amadou DIOFFO, Directeur Général de la SONIDEP, Oscar des managers africains 2005
(Aminata 15/07/2005)

Amadou DIOFFO est le Directeur Général de la Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP), une des principales entreprises publiques du Niger. Avec 56 milliards FCFA de bénéfices réalisés en 2003, la SONIDEP est aujourd’hui une entreprise qui gagne, une réalité qui a certainement poussé le Président du CIMA, Abdallah SY, à lui décerner l’oscar des managers Africains de l’année 2005 de la prestigieuse institution panafricaine. Sans subterfuges il nous parle de la SONIDEP, des secrets de sa réussite, ses difficultés, l’exploration pétrolière dans son pays, ses politiques futures….

Paul Moussa DIAWARA : Vous êtes le Directeur Général de la Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP). Vous êtes de passage à Paris, dites nous dans quel cadre vous séjournez dans la capitale française ?

Amadou DIOFFO : Je vous remercie de l’opportunité que vous me donnez pour parler un peu de mon passage à Paris. En effet, je suis à Paris pour recevoir l’oscar des managers africains de l’année 2005. Vous avez dû entendre parler ou suivi des cérémonies des oscars qui ont eu lieu à l’hôtel Méridien étoile à Paris devant un parterre de personnalités qui seraient censés être nommés ici.

PMD : Plusieurs témoignages concordants attestent que depuis votre arrivée à la tête de la SONIDEP celle-ci ne cesse de connaître une croissance qui fait d’elle aujourd’hui l’une des entreprises les plus dynamiques et les plus performantes du Niger. Quel est votre secret ?

AD : Il faut dire que lorsque nous avons pris fonction à la tête de la SONIDEP, c’est vrai que la société avait quelques difficultés notamment des difficultés importantes du point de vue de la trésorerie parce qu’on avait beaucoup d’arriérés de paiement. Et en plus c’est une structure qui était censée être reformée, mais il y avait un schéma de réforme prévu par les institutions financières internationales. Et lorsque nous avons pris fonction nous avons premièrement fait l’analyse de la situation de la société et nous sommes très rapidement arrivés à la conclusion que la société était redressable avec les mêmes hommes à la tête de l’entreprise, c’est à dire les collaborateurs immédiats et que nous sommes capables de redresser la situation. C’est ce que nous avons fait. Nous avons mis en place un plan de redressement. Depuis 1999, date de ma prise de fonction à fin 2004, nous avons une entreprise qui fait plus de 2 milliards de FCFA de bénéfice. Nous avons une trésorerie excédentaire, car, nous sommes même en position où, nous plaçons des montants à dépôt à terme. C’est pour vous dire qu’en trois à quatre ans nous avons réussi à redresser la situation et aujourd’hui nous sommes fiers du travail qui a été fait dans cette entreprise là.

PMD : Dans ce cas, peut-on considérer le prix de manager africain de l’année 2005 que vous avez reçu comme le couronnement de votre travail ?

AD : Lorsque j’ai reçu la lettre m’invitant à venir prendre cet oscar, j’ai appelé les services concernés notamment le CIMA, le club international des managers africains pour les demander sur la base de quels critères j’ai été choisi parce que dans ce monde d’aujourd’hui on peut avoir beaucoup de lettres de ce genre qui sont parfois fantaisistes qui vous demandent de venir prendre telle ou telle chose. Lorsqu’il m’a défini les critères, lorsqu’il m’a parlé de la société alors qu’il n’a pas mis pieds au Niger, je me suis rendu compte effectivement qu’il y a quelques années qu’il nous suivait dans notre démarche et dans les actes que nous avons dégagés. Aujourd’hui je peux dire que ce que nous avons eu comme médaille dans le cadre des managers africains, d’abord nous la partageons avec l’ensemble des collaborateurs, l’ensemble du personnel de la SONIDEP sans lesquels ce travail n’aurait pas pu être possible. Et également dire toute la fierté que nous avons de montrer à la face du monde que dans nos pays africains il y a des hommes et des femmes qui sont capables de gérer, il suffit qu’on leur fasse confiance et qu’on leur permette de s’exprimer. C’est ce sentiment de fierté que nous avons aujourd’hui en recevant ce prix là.

PMD : Quelle est la politique future que vous envisagée pour la SONIDEP pour que le travail formidable que vous avez commencé continue sur l’élan que vous avez imposé depuis votre arrivée à la tête de cette entreprise importante dans l’économie nationale du Niger ?

AD : Lorsque nous avons pris fonction nous avions un plan à trois phases. La première était de redresser la situation de la société, ce que nous estimons avoir fait. Déjà en 2003 on estime avoir fini avec ce redressement. La deuxième phase c’est la phase dite de consolidation des acquis issue de fin de redressement. C’est ce que nous sommes entrain de faire aujourd’hui. Et je pense que nous sommes entrain d’apprendre aujourd’hui les bases d’une véritable consolidation des acquis de ce plan. Et la troisième phase c’est celle là qui répond à votre question c’est de voir quel plan de développement nous pouvons donner à l’entreprise. Vous savez le Niger est un pays dans lequel il y a aujourd’hui beaucoup d’actions d’explorations pétrolières. Nous nous sommes dit que notre politique est de nous préparer par rapport à cette perspective de production, de manière à ce que lorsque nous serons en phase de pouvoir extraire le pétrole au Niger qu’il y ait une société nationale qui soit capable participer dans cette production. C’est en cela que nous sommes entrain de nous préparer en nous renforçant davantage au point de vue compétence, au point de vue finance et surtout au point de vue organisationnel. Donc voilà le schéma que nous sommes entrain de suivre et je pense qu’avec l’ensemble des cadres nous serons à mesure de réussir ce schéma d’autant plus que j’ai toujours dit aux collaborateurs que ce qui est important c’est vrai que c’est ce que le manager apporte comme vision pour l’entreprise, mais il est clair qu’il faut créer les conditions pour que quel que soit alpha, c’est à dire que ce même manager soit en place ou pas, que la dynamique qui a été engagée que si elle va dans le bon sens se poursuive. Et c’est en cela que nous sommes entrain de travailler au niveau de l’ensemble des travailleurs pour donner une certaine culture de l’entreprise aux uns et aux autres, de manière à ce que, ensemble nous puissions poursuivre cette dynamique pour faire de l’entreprise une entreprise qui gagne.

PMD : Si difficultés il y a, quelles sont les difficultés que vous rencontrées dans la réalisation quotidienne de votre responsabilité ?

AD : En réalité, les difficultés ne sont pas d’ordre fonctionnel. Les difficultés nous les avons effectivement connu de manière très pressente je dirais lorsque j’étais entrain d’élaborer le plan. Vous vous rappelez déjà qu’en 2000 les prix du pétrole ont fortement grimpé, et nous étions dans une situation où, on nous subventionnait les prix. Donc il fallait à la fois redresser la situation et subventionner les prix, c’était un peu trop pour nous. Nous avons quand bien même réussi à dépasser ce cap de 2000. Aujourd’hui nous avons une situation de stabilisation des prix qui est manifeste, bien que les prix actuels nous inquiètent parce qu’il y a un seuil au-delà duquel il sera difficile de pouvoir placer ces produits sur le marché. Enfin nous sommes entrain de travailler dans ce sens. Les difficultés les plus pressentes que nous puissions avoir sont liées au social. Vous savez dans nos pays la dimension culturelle est tellement forte que si vous avez des responsabilités vous êtes obligé de partager un certain nombre de choses avec les uns et les autres, et parfois on ne vous comprend pas quand vous n’êtes pas en situation de répondre à toutes les sollicitations dont vous faîtes l’objet. Mais ce qui est important pour moi c’est le cap que je me suis donné, j’ai la responsabilité de manager cette entreprise. Donc la responsabilité qui pèse sur moi c’est d’éviter que les travailleurs de cette entreprise, les actionnaires de cette entreprise se posent des questions par rapport à l’avenir de leur entreprise qu’ils nous ont confiée pour qu’on gère. Nous sommes amenés parfois à offusquer les gens mais c’est la responsabilité qui nous commande à avoir cette attitude. Advienne que pourra nous allons tenir cette attitude.

PMD : Votre dernier mot

AD : Nous avons beaucoup parler de l’Afrique lorsque j’ai eu l’honneur et le privilège de recevoir cet oscar. Tout ce qui revient c’est que nous sommes capables de redresser la situation de l’Afrique, nous avons beaucoup de potentialités. On a dit il y a une vingtaine d’années quand la Chine va se réveiller le monde va trembler, la Chine s’est réveillée. Il reste que l’Afrique aussi montre qu’elle est un continent extrêmement riche potentiellement, il nous appartient nous les cadres Africains de donner la preuve que nous sommes capables de nous réveiller aussi et de faire en sorte que ce continent riche, important et qui a des valeurs à partager avec le reste du monde que ce continent puisse donner la preuve que ses fils se sont réveillés pour faire de lui un continent qui gagne. C’est cela le message essentiel que nous avons retenu le 09 juillet 2005 et je pense que nous avons des capacités pour cela, et il faudra maintenant que nous travaillons pour cela.

Depuis Paris, Propos, recueillis par Paul Moussa DIAWARA

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Afrique Express

N° 248
du 18/04/2002

Niger


Le Niger déclare la guerre à la fraude sur l'essence

 


Assis à l'ombre d'un jujubier, entouré de ses lieutenants, Ali Assan, célèbre trafiquant d'essence de Birni Gaouré, une bourgade au sud de Niamey, est encore sous le choc.
Ses deux véhicules, transportant une vingtaine de fûts d'essence, viennent d'être interceptés par la douane sur une piste perdue dans la multitude de vallées de la région: "C'est la déchéance, cela ne m'est pas arrivé depuis 15 ans".
Face à la recrudescence du trafic de carburant dans les régions proches du Nigeria (premier producteur africain de pétrole), le Niger vient de lancer une ambitieuse campagne de lutte.
Le prix officiel du litre d'essence est de 423 CFA alors qu'au marché noir il ne vaut que 250 CFA environ (0,65 et 0,38 euro).
"On ne peut pas laisser faire des gens qui portent atteinte à l'intérêt général", tonne le directeur général des douanes, Youba Diallo, qui estime que ce trafic fait perdre plus de 8 milliards de CFA (12,2 millions d'euros) par an au Niger, un des pays les plus pauvres du monde.
Directeur général de la Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP), Dioffo Amadou s'inquiète de son côté de la baisse du volume des ventes. En 2001, sur les 188 millions de litres de carburant placés sur le marché, seuls 149 millions ont été vendus.
Dans ce contexte, la SONIDEP n'a pu verser à l'Etat que 10 millions de CFA (15.245 euros) de droits et taxes diverses, selon M. Dioffo qui mise sur le succès de la lutte contre la fraude pour augmenter le volume des ventes et donc des taxes reversées au trésor.
Pour garantir le succès de la campagne, 20 millions de CFA (30.500 euros) ont été débloqués pour équiper la douane en motos tout-terrain afin de renforcer les patrouilles sur les mauvaises pistes le long des 1.500 km de frontière avec le Nigeria.
Des spots sont aussi diffusés à la radio pour mettre en garde les populations sur les dangers de la contrebande, et des peines d'emprisonnement et des amendes alourdies sont également prévues.
Pour maintenir la pression, les autorités régionales multiplient les réunions avec les commerçants pour les informer des nouvelles mesures décidées par le gouvernement.
M. Dioffo estime que cette campagne ne marchera qu'avec un soutien politique "ferme". De nombreux Nigériens expliquent en effet la persistance de ce trafic par "la couverture" dont jouissent les trafiquants auprès de membres influents des partis au pouvoir.
"Certains candidats promettent de fermer les yeux sur le trafic s'ils sont élus", affirme un dirigeant du syndicat des douanes qui explique que les douaniers "ont les mains liées" dans certaines zones où ils doivent en plus faire face à des soulèvements populaires après les opérations coups de poing.
Des agents zélés sont vite mutés sur injonction de politiciens, ajoute-t-il.
Dans quatre des huit régions du Niger, Maradi, Zinder, Tahoua (est) et Dosso (sud), le trafic est roi. Les stations-service sont rares et l'essence de contrebande est vendue à la criée comme à Maradi, par des dizaines de vendeurs munis de tuyaux et de grands entonnoirs.
Baptisés Bagdad, Koweït ou le Golfe, les entrepôts informels d'essence sont légion, causant parfois des incendies mortels.
Sans compter les risques pour les véhicules, en raison de la mauvaise qualité du carburant vendu au noir. "J'ai dû refaire tout mon moteur", se lamente ainsi Garba Hassane, un transitaire.
Selon des témoignages d'habitants de Maradi, la campagne semble enregistrer ses premiers succès: l'essence se fait de plus en plus rare au marché noir et est désormais vendue -presque- au prix officiel. (afp)

 

Mis à jour ( Vendredi, 25 Octobre 2013 09:35 )
 
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