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le sahel N° 7859 du lundi 18
janvier 2010 Lundi,
18 Janvier 2010 écrit par Mahaman Bako Cérémonie de remise de don : la SONIDEP met une
ambulance médicalisée d'une valeur de 38 millions de FCFA à la
disposition de l'Hôpital national de Zinder
La Société
nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP), dont la vocation est
d'assurer l'approvisionnement des produits pétroliers dans notre pays,
met également son action au service de l'amélioration des conditions de
vie des populations rurales dans d'autres domaines importants que ceux
de l'éducation et de la santé.
C'est dans cette optique que,
vendredi dernier, la SONIDEP a une fois encore fait preuve de cet élan
de cœur en remettant une ambulance 4x4 médicalisée, d'une valeur de 38
millions de FCFA, au profit de l'Hôpital National de Zinder.
La
cérémonie de remise de ce véhicule flambant neuf s'est déroulée à la
zone industrielle de Niamey en présence notamment du PCA et du D.G de la
SONIDEP, respectivement Pr Sékou Hamani et M. Amadou Dioffo ainsi que
du représentant du ministère de la Santé Publique et le directeur de
l'Hôpital de Zinder, Dr Bashir Sabo.
En remettant les clés du
véhicule à M. Halilou Malan Manzo, D.G des ressources humaines et
représentant du Ministère de la Santé Publique, le Professeur Sékou
Hamani a indiqué que ce matériel roulant aidera l'Hôpital national de
Zinder à faire face aux problèmes de transport et d'évacuations des cas
d'urgence. C'est là a-t-il dit le premier geste citoyen de l'année de la
SONIDEP qui en a fait d'autres là où c'est nécessaire et qui continuera
" parce que notre pays est vaste et les besoins sont immenses ", a dit
Pr Sékou Hamani, qui a accompagné ce geste par la remise d'une
attestation de la carte grise provisoire du véhicule ainsi que d'une
enveloppe de 200.000 FCFA de carburant pour acheminer le véhicule à sa
destination, à 900 km de Niamey.
En réponse à ce geste, le
représentant du Ministère de la Santé Publique, M. Halilou Malan Manzo, a
adressé à la partie donatrice les remerciements de Mme la ministre de
la Santé empêchée. Il a salué ce geste comme l'expression de l'estime et
la considération de la SONIDEP à l'égard des populations du Niger en
général et de Zinder en particulier car la SONIDEP avait récemment
construit une classe scolaire dans la commune rurale de Mallawa (Zinder)
d'une valeur de 19.367.781 FCFA pour aider aux efforts de la
scolarisation rurale.
" Ce don d'une ambulance à l'Hopital
National Zinder, dira M. Halilou Malan Manzo, servira sans nulle doute à
sauver beaucoup de vies humaines et contribuera de ce fait à
l'amélioration de la santé des populations notamment de la mère et de
l'enfant à laquelle le Plan de Développement Sanitaire (PDS) accorde une
place de choix ". M. Halilou M. Manzo a formulé le souhait que d'autres
bonnes volontés se manifesteront pour aussi apporter leur contribution
dans le domaine sanitaire notamment pour étoffer le parc d'ambulances à
l'échelle nationale et rejoindre et appuyer les efforts du Programme
spécial du Président de la République qui s'est illustré par la dotation
des services sanitaires nationaux de 60 ambulances.
Rappelons
que ce geste de la SONIDEP vient rejoindre d'autres dons et réalisations
d'infrastructures communautaires dans les régions d'Agadez, Diffa,
Zinder, Tahoua, Tillabéri et dans la Communauté Urbaine de Niamey dans
les domaines de l'éducation, la santé, l'hydraulique villageoise. Ces
œuvres de la SONIDEP au cours de 2007 ; 2008 et 2009 se chiffrent à un
total de 183 millions 419 milles 327 FCFA. |
Le
journal Energie pour
tous
N° 006 du 06 Août 2007
ENERGIE
La fraude des hydrocarbures est-elle une
négation
pour l'Etat?
" Ce n'est pas facile de lutter contre la fraude à
Dogondoucthi,
car ici, c'est l'Etat qui l'encourage ... ", se sont écriés
à l'unisson des élèves face à leur enseignent,
au vue de l'affiche qui porte une activité nationale sur les
dangers de la fraude des hydrocarbures, menées par le
Collectif
pour la défense du Droit à l'énergie (CODDAE).
Le slogan " combattons ensemble la fraude des hydrocarbures"
qui y était inscrit, a fait réagir plus d'un. Certes,
au vue de la démission de l'Etat, certains Nigériens trouvent
la lutte contre la fraude des hydrocarbures du reste
irréaliste
et hors de propos. En fait, une telle réaction, dans une zone
surpeuplée comme Dogondoucthi, avec des besoins importants en
hydrocarbures, proche de la frontière avec la Nigeria, où
il n'y a qu'une seule station d'essence, témoigne non pas de
ce qu'on peut appeler une mentalité mais du réalisme tout
court même si ce réalisme tranche avec les lois et règlements
de la République, mais nécessité ne vaut-elle pas
une loi? Ici, la nécessité, on en fait une règle
de conduite. A Dogondoutchi, tout le monde s'interroge, mais
combien
sont-ils les fraudeurs ? Des centaines ou des milliers à vivre
et à faire vivre leurs familles à travers l'activité
frauduleuse des hydrocarbures à la barbe des autorités
et des services de répression de la fraude. Nul ne maitrise
exactement
le chiffre. Pour le savoir, et en vue d'une éventuelle
fiscalisation
des fraudeurs, le centre des impôts de Dogondoucthi a
entrepris
un recensement exhaustif de ceux qui s'adonnent à cette
activité.
Cela s'appelle démission de l'Etat ou refus de l'exercice de
la souveraineté et de l'application des lois? Comment peut-on
imaginer cela, car fiscaliser un fraudeur, c'est légaliser son
activité: telle est la grande sagesse de nos dirigeants et
services
à ce sujet. Le grand Lénine
ne disait- il pas que l'argent n'est pas réactionnaire? Mais,
ne condamnons pas avec précipitation. Selon le receveur des
impôts
de Dogondoutchi, Adamou Gagéré, ces fraudeurs, bien que
menant une activité informelle et illégale, sont imposables.
Ils sont astreints à ce qu'on appelle la patente synthétique
composé de trois impôts: la patente en tant que telle,
la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l'impôt forfaitaire
sur le bénéfice (IFS). La plus petite taxation varie de
200.000 à 300.000 F CFA. Le but de cette taxation, est de
permettre
à l'Etat de renflouer ses caisses, afin de décourager
les fraudeurs. A la longue, espère-t-on, ils vont laisser
tomber
cette activité où il y a plus de perte que de gain. Mais,
cela n'est pas évident. Car les maigres étals des produits
fraudés, visibles partout et parfois en face ou à coté
des services de répression de la fraude, ne sont que la partie
visible d'une camorra. Mais, au lieu de fiscaliser la fraude
des hydrocarbures,
ne faudrait-il pas tout simplement la combattre énergiquement
comme le prévoient les lois de la République? La fraude
n'est pas seulement une activité informelle, mais aussi
illégale
et injuste. Il est inconcevable qu'au sein de l'Etat, que des
citoyens
s'adonnent allègrement à des activités frauduleuses
et bâtissent des empires financiers avec de l'argent sale.
Pendant
que d'autres citoyens honnêtes et intègres, soucieux des
lois et règlements, ont du mal à joindre les deux bouts.
Comme l'a maintes fois répété, le Directeur Général
de la SONIDEP, M. Amadou Diofo, la fraude doit être combattue
dans tous les secteurs et dans tous ses retranchements. Car,
permettre
à des citoyens de frauder est un signe d'injustice, parce que
refuser d'appliquer les lois que le président de M. Amadou
Dioffo,
DG SONIDEP la République et le Premier Ministre ont juré
de faire appliquer dans leur serment, est inacceptable. Il
faut toujours
se rappeler que l'injustice, est un lit de la violence. Alors,
que faire
pour enrayer la fraude des hydrocarbures dans les zones où il
n'y a pas de station ou pas assez? Nécessairement, une
réflexion
s'impose, dans l'immédiat, l'on peut organiser les fraudeurs
en détenteurs de dépôts colis ou groupements d'intérêt
général. Il s'agit pour les particuliers d'adresser une
demande d'autorisation. Au lieu de se pencher là dessus, tout
le monde laisse faire et il est écœurant que les gens ne
trouvent pas cette activité scandaleuse et anti républicaine.
L'Etat, c'est l'ensemble des individus soumis à la même
loi et à la même autorité politique. Quand certains
peuvent tricher ouvertement et impunément avec les lois, il
n'y
a point d'état.
Yacouba Seidou Maiga
Dogondoutchi
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Le Republicain du 30 janvier
au 06 février 2007
A la Sonidep. Un chiffre d’affaires en nette progression
Pour commémorer les 30 ans de la création de la société
nigérienne des produits pétroliers (Sonidep), ses responsables
ont convié les journalistes à un déjeuner de presse,
le 20 janvier dernier, au Grand Hôtel de Niamey. L’occasion
pour le directeur général Amadou Dioffo et le staff de
l’entreprise de faire un passage en revue du bilan et des perspectives
envisagées.
On retiendra principalement que la Sonidep, qui est une garantie pour
la sécurité énergétique de notre pays, enclavé
et non producteur de pétrole, a des années durant connu
la précarité. Au point où en 1998, les autorités
ont fini par choisir l’option de la liquidation de cette entreprise,
à travers une privatisation qui ne l’était que de
nom. Selon les responsables de la Sonidep, c’est à partir
de 1991 que l’entreprise a commencé à connaître
des difficultés, en raison de plusieurs facteurs dont l’instabilité
des prix des hydrocarbures sur le marché international, le phénomène
récurrent de la fraude…Toutes contraintes qui ont lourdement
pesé sur la santé financière de l’entreprise
et sa crédibilité auprès de ses partenaires extérieurs:
dettes commerciales et financières devenues insupportables, des
comptes alourdis par des actifs non clarifiés, un effectif pléthorique
qui ne correspondait pas au niveau d’activités de la société,
un positionnement commercial menacé, une trésorerie négative,
une perte de confiance des partenaires…La société
était désespérément promise à la
liquidation. Moins de 5 ans après, la société est
sortie du creux de la vague. Quelle est l’origine de ce «
miracle » ? Amadou Dioffo explique qu’il leur a fallu, lui
et son équipe, à partir de 1999, date de sa nomination
à la tête de la Sonidep, mettre en chantier un ensemble
de mesures novatrices, qui tenaient compte des forces et faiblesses
de l’entreprise d’une part, des menaces et opportunités
de l’environnement d’autre part. Ces stratégies ont
mis l’accent à la fois sur l’assainissement comptable
et financier, la motivation du personnel et l’option d’un
management participatif, et la modernisation des outils de gestion et
de production. Les responsables de la Sonidep ont aujourd’hui toutes
les raisons de se réjouir, car non seulement leurs mesures mises
en oeuvre leur ont permis de faire retrouver à la Sonidep des
comptes sains, une trésorerie excédentaire, un personnel
qui a retrouvé le goût du travail bien fait, la confiance
de leurs partenaires.
Les chiffres sont parlants: un chiffre d’affaires de 84.692.000.000
FCFA en 2006 contre 36.270.000.000 FCFA en 1998; quelque 9 milliards
de valeur ajoutée en 2006 contre 4 en 1999; une marge brute de
près de 25 milliards en 2006 contre 16 milliards en 1998; un
bénéfice net de 2 milliards en 2006 contre 91 millions
en 1998. Les responsables disent avec fierté que leur société
fait partie des 300 plus grandes entreprises africaines. Ce faisant
ils ont prouvé qu’il est possible de parvenir à la
performance autrement. En perspectives, la Sonidep envisage le renforcement
de ses capacités de stockage, avec notamment la création
des dépôts à Tahoua, sa participation à l’exploration
et la production du pétrole nigérien. La lutte contre
la fraude est un autre défi à relever. Amadou Dioffo et
son staff comptent engager des réflexions pour connaître
les déterminants de la fraude et les moyens d’y faire face.
Y compris en appuyant la reconversion professionnelle des fraudeurs.
O. Keïta
© Copyright Le Republicain (Nig)
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samedi 12 novembre 2005
Libération-Niger
Hebdomadaire nigérien indépendant d'information et d'opinion
Situation des ventes des dépôts
SONIDEP. Le secteur pétrolier miné par la fraude. Complicité et couverture
à bannir
Selon M. Amadou DIOFFO,
Directeur général de la société nigérienne des produits pétroliers, SONIDEP,
interrogé par l'hebdo " Sahel Dimanche " les dépôts SONIDEP d'Agadez,
de Maradi, de Zinder, de Diffa, et de Dosso contribuent très peu à la
production de la Sonidep. Celui de Sorey (Niamey) à lui tout seul représente
64,64% de taux de réalisation. L'explication est connu de tous : c'est
le phénomène de la fraude. En effet, dans ces 5 régions, très peu d'automobilistes
se servent à la pompe. Ils préfèrent le carburant fraudé, à bon marché,
en provenance de Nigéria, de l'Algérie et de la Libye. Cette fraude se
fait à l'aide de véhicules de transport de marchandises et même de personnes.
Ces véhicules sont tous équi-pés de réservoirs supplémentaires. A Maradi
par exemple, selon M. Dioffo, 65 véhicules en moyenne sortent (direction
Nigéria) chaque jour avec chacun un réservoir sup-plémentaire d'une capacité
de 1000litres. Si chacun ramenait du produit, la quantité ainsi introduite
serait d'au moins 65.000 litres par jour.
Conséquences : des manques à gagner en droit de douane, des pertes en
recettes fiscales de l'or
dre de 5,5 milliards. Si des mesures énergiques sont prises, la contribution
du secteur pétrolier au budget de l'Etat peut atteindre les 30 milliards
contre moins de 20 milliards aujourd'hui estime le DG de la SONIDEP. Signalons
que malgré cette épine, la SONIDEP se porte de mieux en mieux. Son chiffre
d'affaires qui était de 36 milliards en 1998 a dépassé les 64 milliards
l'an dernier ; le bénéfice net après im-pôt passe de 163 millions à 1,3
milliard et la contribution au budget de l'Etat estimée à 8,8 milliards
en 1998 atteint, en 2004, les 18 milliards.
Rappelons aussi que la Sonidep a réglé depuis longtemps toutes les factures
des fournisseurs en souffrance et assure aujourd'hui le rè-glement dans
les délais de tous ses fournisseurs.
La trésorerie de SONIDEP est donc positive.
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FOCUS SUR L'ACTUALITÉ
Interview de M. Amadou DIOFFO, Directeur Général de la
SONIDEP, Oscar des managers africains 2005
(Aminata 15/07/2005)
Amadou DIOFFO est le Directeur Général de la Société
nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP), une des
principales entreprises publiques du Niger. Avec 56 milliards FCFA de
bénéfices réalisés en 2003, la SONIDEP est
aujourd’hui une entreprise qui gagne, une réalité
qui a certainement poussé le Président du CIMA, Abdallah
SY, à lui décerner l’oscar des managers Africains
de l’année 2005 de la prestigieuse institution panafricaine.
Sans subterfuges il nous parle de la SONIDEP, des secrets de sa réussite,
ses difficultés, l’exploration pétrolière
dans son pays, ses politiques futures….
Paul Moussa DIAWARA : Vous êtes le Directeur Général
de la Société nigérienne des produits pétroliers
(SONIDEP). Vous êtes de passage à Paris, dites nous dans
quel cadre vous séjournez dans la capitale française ?
Amadou DIOFFO : Je vous remercie de l’opportunité que vous
me donnez pour parler un peu de mon passage à Paris. En effet,
je suis à Paris pour recevoir l’oscar des managers africains
de l’année 2005. Vous avez dû entendre parler ou suivi
des cérémonies des oscars qui ont eu lieu à l’hôtel
Méridien étoile à Paris devant un parterre de personnalités
qui seraient censés être nommés ici.
PMD : Plusieurs témoignages concordants attestent que depuis
votre arrivée à la tête de la SONIDEP celle-ci ne
cesse de connaître une croissance qui fait d’elle aujourd’hui
l’une des entreprises les plus dynamiques et les plus performantes
du Niger. Quel est votre secret ?
AD : Il faut dire que lorsque nous avons pris fonction à la
tête de la SONIDEP, c’est vrai que la société
avait quelques difficultés notamment des difficultés importantes
du point de vue de la trésorerie parce qu’on avait beaucoup
d’arriérés de paiement. Et en plus c’est une
structure qui était censée être reformée,
mais il y avait un schéma de réforme prévu par
les institutions financières internationales. Et lorsque nous
avons pris fonction nous avons premièrement fait l’analyse
de la situation de la société et nous sommes très
rapidement arrivés à la conclusion que la société
était redressable avec les mêmes hommes à la tête
de l’entreprise, c’est à dire les collaborateurs immédiats
et que nous sommes capables de redresser la situation. C’est ce
que nous avons fait. Nous avons mis en place un plan de redressement.
Depuis 1999, date de ma prise de fonction à fin 2004, nous avons
une entreprise qui fait plus de 2 milliards de FCFA de bénéfice.
Nous avons une trésorerie excédentaire, car, nous sommes
même en position où, nous plaçons des montants à
dépôt à terme. C’est pour vous dire qu’en
trois à quatre ans nous avons réussi à redresser
la situation et aujourd’hui nous sommes fiers du travail qui a
été fait dans cette entreprise là.
PMD : Dans ce cas, peut-on considérer le prix de manager africain
de l’année 2005 que vous avez reçu comme le couronnement
de votre travail ?
AD : Lorsque j’ai reçu la lettre m’invitant à
venir prendre cet oscar, j’ai appelé les services concernés
notamment le CIMA, le club international des managers africains pour
les demander sur la base de quels critères j’ai été
choisi parce que dans ce monde d’aujourd’hui on peut avoir
beaucoup de lettres de ce genre qui sont parfois fantaisistes qui vous
demandent de venir prendre telle ou telle chose. Lorsqu’il m’a
défini les critères, lorsqu’il m’a parlé
de la société alors qu’il n’a pas mis pieds
au Niger, je me suis rendu compte effectivement qu’il y a quelques
années qu’il nous suivait dans notre démarche et
dans les actes que nous avons dégagés. Aujourd’hui
je peux dire que ce que nous avons eu comme médaille dans le
cadre des managers africains, d’abord nous la partageons avec l’ensemble
des collaborateurs, l’ensemble du personnel de la SONIDEP sans
lesquels ce travail n’aurait pas pu être possible. Et également
dire toute la fierté que nous avons de montrer à la face
du monde que dans nos pays africains il y a des hommes et des femmes
qui sont capables de gérer, il suffit qu’on leur fasse confiance
et qu’on leur permette de s’exprimer. C’est ce sentiment
de fierté que nous avons aujourd’hui en recevant ce prix
là.
PMD : Quelle est la politique future que vous envisagée pour
la SONIDEP pour que le travail formidable que vous avez commencé
continue sur l’élan que vous avez imposé depuis votre
arrivée à la tête de cette entreprise importante
dans l’économie nationale du Niger ?
AD : Lorsque nous avons pris fonction nous avions un plan à
trois phases. La première était de redresser la situation
de la société, ce que nous estimons avoir fait. Déjà
en 2003 on estime avoir fini avec ce redressement. La deuxième
phase c’est la phase dite de consolidation des acquis issue de
fin de redressement. C’est ce que nous sommes entrain de faire
aujourd’hui. Et je pense que nous sommes entrain d’apprendre
aujourd’hui les bases d’une véritable consolidation
des acquis de ce plan. Et la troisième phase c’est celle
là qui répond à votre question c’est de voir
quel plan de développement nous pouvons donner à l’entreprise.
Vous savez le Niger est un pays dans lequel il y a aujourd’hui
beaucoup d’actions d’explorations pétrolières.
Nous nous sommes dit que notre politique est de nous préparer
par rapport à cette perspective de production, de manière
à ce que lorsque nous serons en phase de pouvoir extraire le
pétrole au Niger qu’il y ait une société nationale
qui soit capable participer dans cette production. C’est en cela
que nous sommes entrain de nous préparer en nous renforçant
davantage au point de vue compétence, au point de vue finance
et surtout au point de vue organisationnel. Donc voilà le schéma
que nous sommes entrain de suivre et je pense qu’avec l’ensemble
des cadres nous serons à mesure de réussir ce schéma
d’autant plus que j’ai toujours dit aux collaborateurs que
ce qui est important c’est vrai que c’est ce que le manager
apporte comme vision pour l’entreprise, mais il est clair qu’il
faut créer les conditions pour que quel que soit alpha, c’est
à dire que ce même manager soit en place ou pas, que la
dynamique qui a été engagée que si elle va dans
le bon sens se poursuive. Et c’est en cela que nous sommes entrain
de travailler au niveau de l’ensemble des travailleurs pour donner
une certaine culture de l’entreprise aux uns et aux autres, de
manière à ce que, ensemble nous puissions poursuivre cette
dynamique pour faire de l’entreprise une entreprise qui gagne.
PMD : Si difficultés il y a, quelles sont les difficultés
que vous rencontrées dans la réalisation quotidienne de
votre responsabilité ?
AD : En réalité, les difficultés ne sont pas d’ordre
fonctionnel. Les difficultés nous les avons effectivement connu
de manière très pressente je dirais lorsque j’étais
entrain d’élaborer le plan. Vous vous rappelez déjà
qu’en 2000 les prix du pétrole ont fortement grimpé,
et nous étions dans une situation où, on nous subventionnait
les prix. Donc il fallait à la fois redresser la situation et
subventionner les prix, c’était un peu trop pour nous. Nous
avons quand bien même réussi à dépasser ce
cap de 2000. Aujourd’hui nous avons une situation de stabilisation
des prix qui est manifeste, bien que les prix actuels nous inquiètent
parce qu’il y a un seuil au-delà duquel il sera difficile
de pouvoir placer ces produits sur le marché. Enfin nous sommes
entrain de travailler dans ce sens. Les difficultés les plus
pressentes que nous puissions avoir sont liées au social. Vous
savez dans nos pays la dimension culturelle est tellement forte que
si vous avez des responsabilités vous êtes obligé
de partager un certain nombre de choses avec les uns et les autres,
et parfois on ne vous comprend pas quand vous n’êtes pas
en situation de répondre à toutes les sollicitations dont
vous faîtes l’objet. Mais ce qui est important pour moi c’est
le cap que je me suis donné, j’ai la responsabilité
de manager cette entreprise. Donc la responsabilité qui pèse
sur moi c’est d’éviter que les travailleurs de cette
entreprise, les actionnaires de cette entreprise se posent des questions
par rapport à l’avenir de leur entreprise qu’ils nous
ont confiée pour qu’on gère. Nous sommes amenés
parfois à offusquer les gens mais c’est la responsabilité
qui nous commande à avoir cette attitude. Advienne que pourra
nous allons tenir cette attitude.
PMD : Votre dernier mot
AD : Nous avons beaucoup parler de l’Afrique lorsque j’ai
eu l’honneur et le privilège de recevoir cet oscar. Tout
ce qui revient c’est que nous sommes capables de redresser la situation
de l’Afrique, nous avons beaucoup de potentialités. On a
dit il y a une vingtaine d’années quand la Chine va se réveiller
le monde va trembler, la Chine s’est réveillée. Il
reste que l’Afrique aussi montre qu’elle est un continent
extrêmement riche potentiellement, il nous appartient nous les
cadres Africains de donner la preuve que nous sommes capables de nous
réveiller aussi et de faire en sorte que ce continent riche,
important et qui a des valeurs à partager avec le reste du monde
que ce continent puisse donner la preuve que ses fils se sont réveillés
pour faire de lui un continent qui gagne. C’est cela le message
essentiel que nous avons retenu le 09 juillet 2005 et je pense que nous
avons des capacités pour cela, et il faudra maintenant que nous
travaillons pour cela.
Depuis Paris, Propos, recueillis par Paul Moussa DIAWARA
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Afrique Express
N° 248
du 18/04/2002
Niger
Le Niger déclare la guerre à la fraude sur l'essence
Assis à l'ombre d'un jujubier, entouré de ses lieutenants,
Ali Assan, célèbre trafiquant d'essence de Birni Gaouré,
une bourgade au sud de Niamey, est encore sous le choc.
Ses deux véhicules, transportant une vingtaine de fûts
d'essence, viennent d'être interceptés par la douane sur
une piste perdue dans la multitude de vallées de la région:
"C'est la déchéance, cela ne m'est pas arrivé
depuis 15 ans".
Face à la recrudescence du trafic de carburant dans les régions
proches du Nigeria (premier producteur africain de pétrole),
le Niger vient de lancer une ambitieuse campagne de lutte.
Le prix officiel du litre d'essence est de 423 CFA alors qu'au marché
noir il ne vaut que 250 CFA environ (0,65 et 0,38 euro).
"On ne peut pas laisser faire des gens qui portent atteinte à
l'intérêt général", tonne le directeur
général des douanes, Youba Diallo, qui estime que ce trafic
fait perdre plus de 8 milliards de CFA (12,2 millions d'euros) par an
au Niger, un des pays les plus pauvres du monde.
Directeur général de la Société nigérienne
des produits pétroliers (SONIDEP), Dioffo Amadou s'inquiète
de son côté de la baisse du volume des ventes. En 2001,
sur les 188 millions de litres de carburant placés sur le marché,
seuls 149 millions ont été vendus.
Dans ce contexte, la SONIDEP n'a pu verser à l'Etat que 10 millions
de CFA (15.245 euros) de droits et taxes diverses, selon M. Dioffo qui
mise sur le succès de la lutte contre la fraude pour augmenter
le volume des ventes et donc des taxes reversées au trésor.
Pour garantir le succès de la campagne, 20 millions de CFA (30.500
euros) ont été débloqués pour équiper
la douane en motos tout-terrain afin de renforcer les patrouilles sur
les mauvaises pistes le long des 1.500 km de frontière avec le
Nigeria.
Des spots sont aussi diffusés à la radio pour mettre en
garde les populations sur les dangers de la contrebande, et des peines
d'emprisonnement et des amendes alourdies sont également prévues.
Pour maintenir la pression, les autorités régionales multiplient
les réunions avec les commerçants pour les informer des
nouvelles mesures décidées par le gouvernement.
M. Dioffo estime que cette campagne ne marchera qu'avec un soutien politique
"ferme". De nombreux Nigériens expliquent en effet
la persistance de ce trafic par "la couverture" dont jouissent
les trafiquants auprès de membres influents des partis au pouvoir.
"Certains candidats promettent de fermer les yeux sur le trafic
s'ils sont élus", affirme un dirigeant du syndicat des douanes
qui explique que les douaniers "ont les mains liées"
dans certaines zones où ils doivent en plus faire face à
des soulèvements populaires après les opérations
coups de poing.
Des agents zélés sont vite mutés sur injonction
de politiciens, ajoute-t-il.
Dans quatre des huit régions du Niger, Maradi, Zinder, Tahoua
(est) et Dosso (sud), le trafic est roi. Les stations-service sont rares
et l'essence de contrebande est vendue à la criée comme
à Maradi, par des dizaines de vendeurs munis de tuyaux et de
grands entonnoirs.
Baptisés Bagdad, Koweït ou le Golfe, les entrepôts
informels d'essence sont légion, causant parfois des incendies
mortels.
Sans compter les risques pour les véhicules, en raison de la
mauvaise qualité du carburant vendu au noir. "J'ai dû
refaire tout mon moteur", se lamente ainsi Garba Hassane, un transitaire.
Selon des témoignages d'habitants de Maradi, la campagne semble
enregistrer ses premiers succès: l'essence se fait de plus en
plus rare au marché noir et est désormais vendue -presque-
au prix officiel. (afp)
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